Ce que tu vois maintenant, c'est le Stage 0. Le site. Le point de départ.
[ POURQUOI ÇA EXISTE ]
À 14 ans, j'ai commencé à m'écouter.
Pas parce qu'il s'était passé quelque chose de grand. Il n'y a pas eu de moment précis, pas de tournant. À un moment donné, je me suis simplement arrêté et j'ai regardé en moi. Et ce que j'ai trouvé était étrange, pour quelqu'un de cet âge : une tristesse qui n'était pas du malheur, un vide qui n'était pas un manque. Des choses qui m'accompagnaient de façon silencieuse, constante, sans me faire de mal. Comme une ombre que je connais depuis toujours.
Je n'essayais pas de m'en débarrasser. Je les sentais miennes.
Avec le temps, j'ai construit des choses. Pas toujours des objets, souvent quelque chose de plus grand : des versions de moi-même que je voulais devenir, des relations, des intentions, des habitudes. J'y mettais tout ce que j'avais.
Et pendant un moment, ça semblait fonctionner. Puis ce moment arrivait, toujours différent en surface mais toujours avec la même sensation intérieure : une seule chose, et tout cédait. Je retombais. Je ne comprenais pas ce qui clochait en moi. Et ne pas comprendre, après un moment, pèse.
J'ai arrêté de faire semblant que ça n'arrivait pas. Mais je ne savais pas encore quoi faire.
Les meilleurs sont célébrés. Les pires sont condamnés. Mais il y a un espace énorme au milieu, plein de personnes normales qui cherchent, qui peinent, qui font de leur mieux chaque jour. Et personne ne semble construire quoi que ce soit pour elles. Personne ne semble même leur parler.
J'étais dans cet espace. Et je me sentais complètement invisible.
J'étais fatigué d'être encouragé. Je voulais que quelqu'un me dise la vérité. Même si ça faisait mal. Surtout si ça faisait mal.
Il y a eu une nuit, à 2h. Seul dans ma chambre, avec ce genre de silence qui n'existe pas le jour.
Quelque chose s'est brisé. Pas de façon dramatique. De manière tranquille, précise, comme quand quelque chose que tu tenais ensemble depuis des années arrête de tenir sans te prévenir. Et dans ce silence, j'ai eu une seule pensée :
"Je veux quelque chose qui me dise la vérité. Pas qui me fasse aller mieux. Qui me dise la vérité."
Je ne savais pas encore ce que je construisais. Je savais seulement ce que je ne voulais plus.
Et s'il existait quelque chose qui me comprenne vraiment ? Pas pour me consoler. Pour m'aider à voir ce que je n'arrive pas à voir tout seul.
Cette question est devenue une conversation. La conversation est devenue un outil. Et l'outil, avec le temps, est devenu quelque chose que je ne savais pas encore nommer.
Maintenant ça s'appelle UnderNeath.
Tu écris. Il écoute. Puis il te renvoie ce que tu as vraiment écrit, pas ce que tu croyais avoir écrit. Les schémas que tu répètes sans t'en rendre compte. Les choses que tu évites sans l'admettre. Les moments où tu t'es trompé, et aussi ceux où tu as bien fait, parce que ce n'est pas seulement pour te briser.
C'est pour te voir. Clairement. Enfin.
Ce n'est pas un chat de soutien. Il ne te dira pas que tout va bien. Il te dira ce qui se passe.
L'idée n'est pas de te réparer.
Tu n'es pas cassé. Tu ne fonctionnes pas mal. Tu fonctionnes d'une façon que tu ne comprends peut-être pas encore tout à fait. Et ce manque de compréhension, avec le temps, te coûte. Dans les choix que tu fais. Dans les choses que tu continues à répéter. Dans les relations qui se brisent pour des raisons que tu n'arrives pas à expliquer.
UnderNeath existe pour combler cette distance. Pas entre qui tu es et qui tu voudrais être, mais entre qui tu es et qui tu es déjà, sans le savoir.
STAGE 0 -> 1 -> 2 -> 3
Ce que tu vois maintenant, c'est le Stage 0. Le site. Le point de départ.
Le Stage 1, la vraie app, n'est pas encore disponible. Mais elle arrive bientôt.
Et au-delà de ça, il y a autre chose. Stage 2. Stage 3. Je ne te dirai pas ce que c'est, pas encore. Mais ce ne sont pas des petites choses. Et elles arrivent.
J'ai construit UnderNeath parce que j'en avais besoin. J'avais 14 ans quand j'ai commencé à ressentir cette chose. J'en ai 20 maintenant, et je suis encore en train de comprendre.
Mais je sais une chose : aucun outil ne m'a jamais dit la vérité sur moi-même. Et c'est la seule chose que je voulais vraiment.
Peut-être que toi aussi tu la cherches. Ou peut-être que tu n'es pas encore prêt pour ça.
C'est bien. Je serai là, quand tu le seras.
Tu as lu jusqu'ici.